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 Le Figaro

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Mina
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MessageSujet: Le Figaro   Sam 22 Mar 2008 - 23:20

PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS DELÉTRAZ
21/03/2008 |
.
Son onzième album, « Des roses et des orties », sort le 31 mars. Rencontre avec le chanteur philosophe.

Après L'Essentiel, best of qui reprenait ses trente ans de carrière en 37 chansons et qui fut une des meilleures ventes 2007, l'enfant d'Astaffort est de retour dans les bacs avec un nouvel album studio très homogène, dont il est à la fois l'auteur, le compositeur et l'interprète. Un beau prélude à une tournée qui devrait débuter en juin prochain.


Le Figaro Magazine - Vous réduisez le temps entre chaque sortie d'album. Est-ce l'effet de la cinquantaine ?

Francis Cabrel - Le temps passe, le temps presse, il faut donc réajuster. Comme j'aime beaucoup écrire, je précipite un peu le rythme des sorties.

Avez-vous l'impression que le temps passe plus vite ?

Quand on a bien employé les années que l'on a derrière soi, le temps passe naturellement.

Devient-on plus difficile avec l'âge ?

J'ai toujours été difficile. Mon père disait de moi : « Celui-là, il n'aime rien. Il est difficile. » C'est une nature : jamais content tant que la virgule n'est pas à l'endroit adéquat.

Comment fait-on alors pour être satisfait, sinon heureux ?

On s'applique, on est exigeant avec soi-même. Je suis parfois tatillon jusqu'à la manie. Mes SMS n'ont pas une faute d'orthographe, quitte à y passer dix minutes, car je reste intraitable sur la grammaire et la syntaxe.

Que pensez-vous du monde musical contemporain ?

Aujourd'hui, les gens chantent souvent des choses peu intéressantes. Il vaut mieux chanter faux une belle chanson que juste une chanson qui ne veut rien dire ! La chanson est certes un domaine édulcoré, mais on peut faire confiance à certains anciens, comme Lavilliers, Cali ou Bashung. Quant aux jeunes, il faut peut-être leur laisser le temps d'avoir du courage. Des artistes comme Christophe Maé auront peut-être demain la maturité pour s'attaquer à des thèmes moins consensuels. Les maisons de disques ont toujours tendance à vouloir plaire au plus grand nombre. C'est aux artistes de tenter des incartades !

La scène vous manque-t-elle ?

Non, mais il faut faire vivre les chansons. La scène n'est pas une thérapie. Quand une tournée se termine, je suis très content, car je conserve toujours un trac qui m'empêche d'être complètement heureux, une peur de ne pas être à la hauteur de l'attente du public.

Vous projetez-vous sans peine sur scène à 55 ans ?

Cela m'aurait semblé une hérésie quand j'avais 20 ans, mais, sans me vanter, je n'ai jamais été aussi en forme qu'aujourd'hui. En scène, je sers mes chansons du mieux que je peux. Quant au spleen d'après le spectacle, il apparaît si on a la sensation d'avoir réussi sa prestation, l'impression d'avoir vécu quelque chose de collectivement fort. Mais cela n'arrive pas tous les jours !

Vous seul en scène avec votre guitare, est-ce envisageable ?


Je l'ai fait, je le fais encore dans mes concerts pendant quinze minutes. Après, je m'ennuie. Je suis fait pour jouer de la musique avec d'autres. En revanche, être seul pour écrire, réfléchir, cela me convient, car j'adore le silence.

Compte tenu de votre légendaire retenue, étiez-vous finalement fait pour un métier aussi public ?


Au départ, pas du tout, cela ne correspond pas à mon tempérament. J'écrivais des chansons, et j'ai eu la prétention de penser que je devais les interpréter. Cela ne m'empêche pas d'apprécier quand d'autres les interprètent. Ainsi, elles existent différemment. J'en reste le père attentif et je reconnais mes enfants quel que soit leur accoutrement.

Avez-vous l'impression d'être devenu une référence incontournable ?

Non, je fais simplement partie des anciens avec mes trente ans de carrière. Si le savoir-faire est plus grand, je doute toujours. Comment être sûr que la mode ne soit pas passée ? Que la lassitude ne se soit pas installée ? Je ne voudrais pas que mon public ne se compose que de nostalgiques. Mon cauchemar, c'est un rideau s'ouvrant sur une salle vide.

Vous livrez-vous plus facilement aujourd'hui qu'hier ?

Je pense avoir suffisamment parlé de moi au fil des années. J'ai raconté qui j'étais, qui j'aimais. Il est temps de décrire mes semblables. Dans cet album, on peut me deviner à travers des touches successives, à l'exception de Mademoiselle l'Aventure (dédiée à sa fille adoptive, ndlr), qui est la seule chanson où je vais aussi loin dans l'intimité de ma vie.

Quand on a eu deux enfants, pourquoi vouloir en adopter un troisième ?

Pour rendre un enfant heureux et se rendre heureux une nouvelle fois à l'idée d'agrandir la famille.

L'homogénéité de votre album tient-elle au fait que vous en soyez le seul auteur ?

J'aborde tous les thèmes avec une certaine prudence. Il n'y a là ni violence ni brutalité. On évolue dans une sorte de brume... En fait, je suis dans la brume permanente.

_________________
Y a des moments tellement beaux
Y a que le silence pour le dire
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MessageSujet: Re: Le Figaro   Lun 24 Mar 2008 - 23:50

merci2 :bisous:
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