Forum sur l'oeuvre de Francis Cabrel

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    LE FIGARO

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    LE FIGARO

    Message par parenthèse le Sam 29 Mar 2008 - 13:21

    Encore un article. coolcool cool
    Voici le lien :

    http://www.lefigaro.fr/musique/2008/03/28/03006-20080328ARTFIG00343-francis-cabrel-la-revolte-tranquille.php

    et l'article :

    Francis Cabrel,
    la révolte tranquille

    Bertrand Dicale
    28/03/2008 | Mise à jour : 10:17 |

    Dans l'album «Des roses et des orties» qui sort lundi, il aborde beaucoupde thèmes politiques et spirituels.

    «Rien ne me passionne autant que de jouer de la guitare et d'écrire. Je me
    suis rendu compte qu'il n'y a que ça qui me plaise. » Longtemps, Francis Cabrel a eu l'habitude de faire alterner son métier avec de longues phases de repli sur son village d'Astaffort et sa famille. Mais, au lieu de laisser passer cinq ans depuis son disque précédent, il sort lundi Des roses et des orties (chez Sony-Columbia), à peine quatre ans après Les Beaux Dégâts . Et il ne devrait pas se passer autant de temps avant son prochain disque. Plus que jamais Cabrel affectionne l'élégance des lignes de guitare enlacées, les sonorités acoustiques discrètement soulignées de courtes phrases de
    l'orchestre, les percussions plutôt que la batterie, les réglages singuliers des guitares électriques… Et, ensuite, tout a l'air jeté, fa presto, instinctif. Il confirme : « Il y a les deux, du jeu plutôt direct et beaucoup de réflexion. » Cela donne un album de Cabrel plus proche du classi­cisme country-folk des Chemins de traverse et de Presque rien que de Tourner les hélicos, et qui devrait sans mal séduire son vaste public habituel.
    Une nouveauté, pourtant : jamais Francis Cabrel n'a autant abordé la question sociale ou politique il préfère dire « humaniste » dans un de ses albums. Au point même que l'on peut se demander s'il était par exemple aussi touché par les questions spirituelles avant ce disque dans lequel trois chansons (Les Cardinaux en costume, Le Chêne-Liège et Des roses et des orties) évoquent la religion. « Est-ce que j'osais en parler ? Je l'ai déjà abordé dans une chanson qui s'appelle Assis sur le rebord du monde. Mais, depuis quelques années, j'y réfléchis beaucoup. »
    Les craquements du monde


    Jadis enfant de chœur, marié à l'église et ayant baptisé ses trois filles, il s'emporte contre l'Église catholique dans Les Cardinaux en costume, qui
    fait le compte des misères et des douleurs du monde contemporain :« Qu'un homme dorme sur le bitume/ Ça n'a pas l'air d'inquiéter les cardinaux en costume/ Derrière les vitres teintées ». Il ne craint pas la polémique. «C'est, certes, l'image du cardinal qui a dirigé mes pensées, mais ça s'adresse aussi au sénateur en costume, à toute l'intelligentsia auréolée de la loi et de l'autorité. J'aurais pu changer d'interpellation à chaque couplet. Mais ça part des cardinaux, qui sont l'image de la caste de privilégiés qui s'élèvent au-dessus du peuple des croyants. »
    Après Cali, Bashung, Lavilliers, Raphaël ou Juliette cette année, on entend dans son album les craquements du monde et la plainte de l'humanité souffrante. Et il convient sereinement qu'il a rarement pris autant de risques dans ses chansons. Peut-être une question d'air du temps : « Je ne suis pas un visionnaire. J'accompagne un peu l'air ambiant. »
    Mais, au passage, il égratigne l'image des chanteurs sauveurs du monde et idéalement généreux dans Des gens formidables : « On serait des gens formidables, des êtres parfaits/ Des chanteurs charmants, charitables, humbles et discrets/ Contre toutes les injustices et de tous les combats/ Mais on est normalement égoïstes et c'est chacun chez soi. » Quatre minutes et cinquante secondes d'ironie mordante, sorte de rappel à l'humilité d'un des artistes les plus popu­laires en France : « Quoi que le chanteur puisse en penser par moments, parce qu'il est surexposé et surmédiatisé, c'est vraiment et je peux en témoigner quelqu'un comme un autre. Il peut être utile à la société par moments, comme un prof dans un lycée ou comme un commerçant. » Juste avant la coda, avec son piano soyeux, sa mandoline doucement frottée et sa vaste section de cordes, il chante : « On serait des artistes immenses, des divinités/ Considérés comme une chance pour l'humanité/ Il suffirait qu'on apparaisse pour que le monde soit heureux/ Mais en fait les gens nous aiment et puis nous laissent/ Et c'est sans doute mieux. » Francis Cabrel, 54 ans dont trente et un ans de carrière.

    cheers cheers cheers cheers cheers
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    Re: LE FIGARO

    Message par Mina le Dim 30 Mar 2008 - 22:56

    j vais avoir de la lecture aprés mes exams' lol!
    merci2 Parenthèse
    :bisous:


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    Y a des moments tellement beaux
    Y a que le silence pour le dire

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