Forum sur l'oeuvre de Francis Cabrel

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 Libération

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MessageSujet: Libération   Lun 31 Mar 2008 - 23:07

Rolling Eyes

http://www.liberation.fr/culture/musique/318448.FR.php

Francis Cabrel gratte là où ça fait mal



Avec «Des roses et des orties», le quinquagénaire signe un album aux textes engagés.
Ludovic Perrin

La moustache devient tendance ? Il la rase. La chanson prend ses distances avec la politique ? Il sort un album engagé. Cabrel, un album engagé ? Sur son nouveau disque, Des roses et des orties, le chanteur - croqué dans les Guignols en barde anachronique - se déploie dans un style direct qui le paraîtrait plus encore sans l’accent fleuri d’Astaffort : «Magyd dort dans la lumière/ Celle des phares et des périph/ Une joue contre la terre/Une main sur son canif/Qu’un homme dorme sur le bitume/Ça n’a pas l’air d’inquiéter.» Droit au but…

«Avant qu’on me fasse la remarque, je ne m’en étais pas aperçu», nous dit l’auteur de Saïd et Mohamed, Tourner les hélicos ou Tête saoule, entre deux bouchées, près de la place Vendôme. A nouveau père il y a trois ans, le créateur de Sarbacane et de Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai, écrits pour ses deux premiers enfants, prétend que c’est de là que lui viendrait cette verve. «Etre père m’a toujours rendu meilleur», avoue-t-il. Ce qui expliquerait la rapidité avec laquelle il a sorti son album. Enfin, il n’aura mis que… quatre ans entre les Beaux Dégâts (2004) et Des roses et des orties.

Comme s’il pressentait que le succès serait moins au rendez-vous (700 000 ventes contre 2,5 millions il y a près de quinze ans avec Samedi soir sur la terre), il avait commencé à écrire dès la fin de la tournée des Beaux Dégâts. Ce qu’il ne fait jamais. «Cela m’a fait gagner un an», explique-t-il.

Soutien. A sa table, devant un cerisier, il a joué de la guitare, décortiqué la presse, puis écrit comme il le faisait quand il habitait à la Défense, période Répondez-moi. Par respect pour son père, ouvrier d’origine italienne, il a travaillé à l’heure où les musiciens se couchent (7 h 30-11 h 30), puis enregistré sous l’œil de Michel Françoise, coauteur de C’est écrit signé sur son label Cargo, dans son home studio, par sessions de quinze jours, entre une soirée de soutien pour la Nouvelle-Orléans, deux concerts dans les îles ou à Montréal avec Zachary Richard, l’écoute des Joni Letters de Herbie Hancock et la lecture des Chroniques de Bob Dylan. Dylan, c’est le lien. Depuis qu’il a découvert la pochette de Highway 61 Revisited chez un copain à Agen, l’ado Cabrel n’a cessé de le traduire. Et après S’abriter de l’orage (Shelter from the Storm), il l’adapte à nouveau. She Belongs to Me - Elle m’appartient (c’est une artiste) -, Bashung l’avait déjà reprise, mais en anglais. «Je ne sais pas pourquoi, mais c’est une chanson qui fascine les fans de Dylan.» Ecrite, d’après la légende, pour Françoise Hardy, She Belongs to Me, troisième adaptation sur Des roses et des orties aux côtés de JJ Cale et Creedence Clearwater Revival, clôt l’album de la même manière qu’il commence.

Précarité. Avec la Robe et l’Echelle, il démarre sur une ode aux premiers émois. Et se termine ainsi en douceur, après s’être insurgé contre la précarité, le chômage et «tout ce qui porte, en gros, un costume». Voit-on mieux le monde en lunettes Dolce & Gabbana ? «L’argent, les impôts, tout ça, c’est ma femme qui s’en occupe avec une armée de comptables, plaide le chanteur. Moi, je pioche dedans pour mon art. C’est une vie de privilégié. Je me sens en décalage avec le reste de la société : ma vie est de plus en plus heureuse. Je culpabilise presque.»

Avec son premier succès, Petite Marie (1977), inscrite au best-of retraçant ses trente ans de carrière, Cabrel le caritatif s’est aussi offert des guitares (beaucoup, il n’aimait pas voyager), un studio et le temps de l’inspiration. «J’ai un tel respect pour les chansons que je ne veux pas les bâcler. Mes premiers droits d’auteur m’ont permis d’avoir cette patience.» Ce qui donne African Tour, le clou de l’album, chanson sur l’Europe, l’altérité, la mauvaise conscience du colon, chanson écho à C’est déjà ça de Souchon : «La moitié d’un échafaudage/Je n’en demande pas davantage/Un rien, une parole, un geste/Donnez-moi tout ce qu’il vous reste…» Sans nul doute, il y a là l’espoir du mieux-entendu, débarrassé du trop-imagé. Francis Cabrel a fait le calcul : à 54 ans, il lui reste deux ou trois albums à écrire. Plus de temps à perdre. «La cinquantaine m’a curieusement permis de résoudre mes plus grosses inquiétudes… Je ne prétends pas avoir répondu à "la" question, mais bon… »

Les chansons aident-elles ? Et à quoi ? Y a-t-il un but à ça ? «Faire le bien autour de soi. Oui, c’est ce que je dirais…»
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Mina
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MessageSujet: Re: Libération   Lun 31 Mar 2008 - 23:12

merci2 Ptite Marie

_________________
Y a des moments tellement beaux
Y a que le silence pour le dire
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Libération
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